
| Focus du mois - novembre 2011 |
Liberté et ToléranceEn rebond à l’actualité de fin octobre sur les violences faites au Copte en Egypte, une réflexion sur la liberté et la tolérance parue dans Evangile & Liberté. Vous pouvez également lire le communiqué du Parlement européen qui condamne ces évènements. Vincens Hubac écrivait (E&L no 196), à propos du protestantisme libéral : « Nous défendons la liberté, nous prônons la tolérance et l’accueil de la pensée d’autrui. » Trois affirmations nécessaires ! Le libéralisme (du latin liber : libre) consiste à autoriser et garantir à chaque individu une certaine liberté : liberté économique d’entreprendre, dans le domaine politique ; liberté de croire, et de pratiquer un culte sans contrainte dogmatique dans le domaine religieux. Définie comme la possibilité d’agir sans contrainte, la liberté, place tous les hommes sur un pied d’égalité, alors que la tolérance sous-entend la notion de « vérité ». Je tolère que mon prochain se trompe, mais j’espère qu’un jour, il sortira de l’erreur. Jankélévitch écrit : « La tolérance est un moment provisoire. Elle permet à ceux qui ne s’aiment pas de se supporter mutuellement, en attendant de pouvoir s’aimer. » Rabaud Saint-Étienne continuait : « La tolérance… je demande qu’il soit proscrit à son tour, et il le sera, ce mot injuste qui ne nous présente que comme des citoyens dignes de pitié, comme des coupables auxquels on pardonne. » Mais Jean Baubérot souligne au contraire (Colloque de Genève, oct. 1994) : « Il y a peut-être la nécessité d’une dialectique, d’une tension entre liberté et tolérance, la tolérance étant l’acceptation que l’autre puisse avoir tort, donc qu’on ne mette pas entre parenthèses le problème de la vérité. Cela implique qu’on refuse une liberté indifférente où les diverses opinions se valent. » |

