
| Bulletin de l'Amitié de décembre 1959, extraits |
Tableau des cultes6 décembre, grande collecte pour les pauvres ... Chateau 13 ...................................................................... Marchal 20 ...................................................................... Chateau 25 Noël .............................................................. Marchal 27 Service en souvenir des Morts ....................... Chateau 3 Janvier. Culte du nouvel an .............................. Marchal Le protestantisme et la vieLe Protestantisme n’a rien a offrir de lui-même. C’est Jésus-Christ qui donne tout. Mais précisément la Réforme n’a pas voulu être autre chose que le retour au Christ par l’Évangile et la Bible. Il serait donc très faux d’affirmer qu’elle a rompu quinze siècles de tradition chrétienne. C’est le contraire qui est vrai. Elle a voulu retrouver cette tradition à sa source, en la débarrassant des éléments étrangers que quinze siècles d’inévitable imprégnation païenne lui avaient apportés pour l’alourdir, contrarier sa marche, défigurer son aspect et pervertir son action. Une phrase de la lettre à François ler, mise par Calvin en tête de son Institution chrétienne ne laisse aucun doute : Et principalement, écrit-il, je voulais par ce mien labeur servir à nos Français : desquels j’en voyais plusieurs avoir faim et soif de Jésus-Christ, et bien peu qui en eussent reçu droite connaissance. On peut estimer que lui et les autres Réformateurs n’y ont pas réussi. On ne peut estimer qu’ils ne l’ont pas voulu. *** Mais n’y ont-ils pas réussi quoique, bien entendu, toujours imparfaitement ? Nul ne peut nier qu’ils aient rendu au peuple, avec l’Évangile et la Bible, le libre accès à Jésus-Christ. On ne le nie pas, seulement on déclare que ce fut à un prix ruineux ! Parce que les Réformateurs ont brisé le cercle de fer qui maintenait une discipline, des croyances et des pratiques jugées par eux, sur bien des points, contraires à l’Évangi1e, on les accuse d’avoir introduit l’anarchie dans l’Église. Mais l’Église qu’ils ont constituée quand on les a expulsés de la leur (n’oublions pas, en effet, qu’ils voulaient réformer cette Église du XVIème siècle, non l'abandonner, et qu’il est tout de même excessif de reprocher à ceux qu’on a jetés par les fenêtres d’être sortis de la maison...) cette nouvelle Église, constituée à leur corps défendant, s’est efforcée de reproduire la primitive Église des apôtres, avec ses conseils d’anciens élus, comme alors, par les fidèles, ses pasteurs qui ne se séparent pas en un clergé, ses assemblées synodales. ll faut tout en ignorer pour méconnaître la solide organisation des Églises de la Réforme qui a bravé tant de tourmentes. Je me rappelle, dans une réunion de catholiques et de protestants, la stupeur de nos frères catholiques lorsque j’eus fini de décrire le fonctionnement de notre Église réformée de France. - Eh bien ! mon Père, dirent-ils au prieur dominicain qui présidait, on nous avait toujours appris que, dans l’Église protestante, c’était le désordre. ll y a bien plus d'ordre que chez nous ! Oui, il y a de l’ordre et de l'autorité dans le Protestantisme. Seulement l’autorité s’attache à la fonction, non à l'homme. Par exemple, un président de région a, dans une large mesure, la charge et l’autorité d’un évêque. Mais quand il n’a plus cette charge, il n’a plus cette autorité. Et cette autorité lui vient de l’intérieur, de la confiance de ses frères qui restent ses égaux, tant pasteurs que laïques. Elle n’est pas imposée par un échelon supérieur. Nous attendons de Dieu qu’il nous guide, tant dans les décisions à prendre que dans le choix des personnes. Enfin cette autorité se dénie le droit de forcer les âmes, qui sont au Christ, non à une Église. Si l’on se reporte, comme témoin, au premier synode apostolique réuni à Jérusalem, nous ne croyons pas que la comparaison soit défavorable aux Églises de la Réforme. C'est donc la tradition évangélique renouée que le Protestantisme tâche d'abord d’offrir. *** - Mais, objecte-t-on, cette sincérité raisonneuse n’étouffe-t-elle pas l’élan mystique ? *** Il n’étonnera donc personne que ce soit du Protestantisme qu’ait pris son essor le vaste mouvement œcuménique, pressé enfin d’obéir à la prière suprême du Christ : « Qu’ils Soient un afin que Ie monde croie ! » Tous les chrétiens, aujourd'hui, se réclament de ce vouloir d’unité, prient pour qu’elle se réalise.
Mais ici encore il faut préciser, car le même mot ne couvre pas pour tous la même chose. Il est des Églises qui ne conçoivent l’unité chrétienne que comme une opération gigogne du Saint-Esprit qui, dans leur propre sein, ferait rentrer toutes les autres. Leur prière est : « En moi seule. » Affirmons net combien ce rêve est illusoire. ll tombe sous le sens que l’unité chrétienne ne sera pas refaite sur les intransigeances, les oppressions, les orgueils, les erreurs qui l’ont défaite. Celles des autres et les nôtres. En ce qui nous concerne, d’aucune sorte nous ne sommes prêts à nous remettre sous les jougs de quoi nous ont libérés nos pères. Quand, par exemple, de trop ingénieux docteurs veulent ne voir, entre protestants et catholiques, qu’une absurde querelle entre nominalistes et réalistes qui se trancherait, bientôt, en faveur de ces derniers, nous ne pouvons que sourire, et sourire tristement. Le peuple protestant ignore tout de ces choses. Mais il n’ignore pas ces autres choses que nous venons de dire et qui s’appellent : liberté, vérité, sincérité à soi et à l’Évangile, amour comme 1’entend le Christ. Nous n'attendons pas davantage l’unité de je ne sais quel limage des théologies diverses qui les réduirait à je ne sais quelle uniformité sans relief. Nous l’attendons du feu du ciel qui les soudera, sur l'enclume d’une commune humilité, sous le forgeron qui s’appelle : la volonté du Seigneur ! Nous ne pensons pas, au surplus, que, pour 1’heure, cette unité doive se confondre avec la suppression de toutes les diversités ecclésiastiques. En d’autres termes, l’œcuménisme est actuellement l’acceptation fraternelle des chrétiens les uns par les autres, tels qu’ils sont, avec la seule intention de s’entr’aider à mieux obéir à leur Maître, les plus forts épaulant les faibles. Alors ils monteront ensemble vers le Christ, et c’est à mesure qu’ils monteront que leur unité se fera plus étroite et, s’il plaît à Dieu, plus visible.
L’unité au niveau des Églises actuelles est un leurre. Aucune n’y est assez sainte. C’est au-dessus de toutes que le Christ les appelle à se concentrer. Autour de lui, le Chef. - Faut-il adorer sur cette montagne demandait à Jésus une femme illettrée de Samarie, ou bien à Jérusalem ? - L’heure vient, répondit le Christ, où vous n’adorerez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem (avec l’exclusivité que cela signifait, d’une part pour les Samaritams, de l'autre pour les Juifs). L’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Partout et se joignant, à travers toutes les Églises, dans l’esprit et la vérité. Et c’est cela l’Église universelle. Il faut commencer par s’aimer. Il faut commencer par s’unir pour les tâches qui s’imposent à toutes les Églises établies : la justice, la paix, la miséricorde, l'évangélisation et le salut du monde. Et le Seigneur fera le reste. Nous ne sommes là que pour obéir. Elie Lauriol Dans la paroisse
Association cultuelle du Foyer de l'ÂmeNotre trésorier se permettra d’adresser au cours de la première semaine de décembre, un rappel de cotisation à ceux de nos membres qui n’ont: pas encore envoyé leur participation habituelle. En ce dernier mois de l’année, les charges du Foyer de l’Âme sont particulièrement lourdes, tant pour nos dépenses locales que pour notre participation à l’Union Réformée, à l’Evangélisation, aux Missions. N'oubliez pas de nous verser dès que possible la part que vous réservez à votre église et à ses œuvres. Vous faciliterez ainsi la tâche difficile de notre dévoué trésorier. Merci. Sommes reçues du 20 octobre au 12 novembre 1959
Cotisations. — M. et Mme Barateau ; M. Randolphe Hérold ; Mme S. Herique ; M. Étienne Amphoux ; Mlle Lauth ; M. F. Martin ; Mme Mathilde Leroy ; Mme Abel Chevalley ; Mlle L. Leclain ; Mlle et Mme A. Buron ; M. et Mme W. Schrader ; M. et Mme Xevoron ; M. et Mllle Willy Schrader ; M. et Mme Robert Gérard ; Mlle L. Maitre ; Mlle Sévin ; Général et Mme Bouin ; M. et Mme J. Roelly ; Mme J. Lasjunies ; M. et Mme Paul Marchand ; Mmes Acker et Ferland ; Mme Henri Baer ; M. René Duchemin ; Mme Paul Chaleil ; M. D. Cuau ; Mlme Ballande ; Mme E. Schander ; M. et Mme André Hugon ; Mlle Chabrolle ; Mlle Berthe Demazier ; Mme L. Lucius ; M. et Mme C. Walter ; M. Claude Chabal ; Mmes Clarac ; M. et Mme L. Bor ; M. et Mme M. Bieri ; M. et Mme Zimmerli ; Mme Chilot ; Mlle G. Hartmann ; M. et Mme Paul Leclair ; Mme Dommel-Dieny. Dons pour L’ÉGLISE. — M. et Mme Parizot in mémoriam. Mlle G. Renaud ; M. et Mme Zimmerli ; Mlle G. Hartmann. Dons pour LES TRAVAUX. — Mme S. Herique ; M. et Mme W Schrader. Dons pour LES VACANCES DE LA JEUNESSE. — Mlle M. Leroy ; Mlle Chabrolle. Don pour LA CHORALE. — Mlle L. Maitre. Dons pour LES MISSIONS. — Mmes Clarac. Dons pour «L’AMITIÉ du FOYER DE L'ÂME». - Mlle Lauth ; Mme Mathilde Leroy ; M. et Mme W. Schrader ; Mlle L. Maitre ; Mlle Sévin ; Mmes Acker et Ferland ; Mme Ballande ; Mlle Chabrolle ; M. et Mme Zixnmerli ; Mlle G. Hartmann ; Mme R. Trousseau ; Mme A. Belugou ; M. et Mme Paul Leclair ; Mme Dommel-Dieny. Dons pour NOEL. — Mme Henri Baer ; Mme S. Herique. DONS pour Crosne (Foyer COQUEREL). — Mlle Chabrolle.
Résultats de la TombolaOeuvre d'art du Maitre Martini : M. Herold. Société des organistes protestantsAu Foyer de l’Âme, le mardi 15 décembre, à 20 h. 45, notre organiste, J. C. Allin expliquera ce qu’est un orgue (jeux, combinaisons, etc). Exemples musicaux. Entrée libre. Notre venteAu moment où nous corrigeons ces épreuves, il est encore impossible de donner les résultats matériels de la vente. Mais ceux-ci paraissent encourageants. L’atmosphère a été excellente, dans les vastes et sympathiques salons de la Maison de la Chimie. Nous remercions tous ceux qui, à des titres divers, ont fait, de cette journée, une fête de la générosité et de l’amitié.
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