Les concerts du mois – Octobre 2019

Les cantates

Dimanche 6 octobre 2019 – 17h30

Cantate « Was willst du dich betrüben » BWV 107

Coordination artistique d’Itay Jedlin

La cantate Was willst du dich betrüben a été composée pour le Septième dimanche après la Trinité, le 23 juillet 1724. Bach entamait son deuxième cycle annuel de cantates, depuis son arrivée à Leipzig en avril de l’année précédente.

A l’époque, il traitait la musique du culte dominical principalement sous la forme d’une cantate-choral, c’est à dire élaborée à partir d’un hymne luthérien ancien. Le plus souvent il en adaptait le texte, en condensant certaines strophes. Ici, néanmoins, il a conservé l’intégralité du cantique du pasteur Johann Hermann (1585-1647) publié en 1630.

C’est un cantique de la confiance qu’il suffit d’accorder à Dieu.

L’ouverture chorale suit de très près la ligne mélodique du cantique. Une calme résolution s’en dégage. La phrase symbolique «Crois en lui seul» est énoncée à part, pour lui donner toute sa résonnance.

L’arioso qui suit est confié à la basse. C’est un peu Dieu qui parle. On réaffirme la fidélité qu’il porte aux siens.

Bach prolonge ce moment par un air plein d’assurance. La basse continue tournoie comme une fronde. C’est comme si tout d’un coup on avait acquis des superpouvoirs. Rien ne résiste à ceux qui croient en Lui.

Cette certitude se double d’une démonstration a contrario : voici maintenant le ténor qui confirme que Satan sera toujours déjoué. On est pourtant totalement vulnérable, sans aucune protection instrumentale : ne joue que le continuo et encore… une musique titubante. Quant aux modulations de la ligne vocale, elles sont … infernales.

Il est temps de résumer. Voici un air de soprano pour exprimer la gloire de Dieu. Elle est accompagnée de deux hautbois d’amour. Sonorités brillantes.

«Ce que Dieu veut s’accomplit». Cette dernière phrase retrouve sa mélodie d’origine, comme une citation. Mieux même : comme une vérité, comme une évidence.

Retour du ténor -lui qui fut chahuté précédemment. Sa résolution est là : je m’en remets à Dieu. Et comme une traduction immédiate, le tempo est vif, les pizzicatos du continuo injectent une dose de gaieté, flûtes et violons sont les garants d’un certain confort. Une douceur, un moelleux sonore se manifestent.

La strophe de conclusion du choral est traitée de manière plus ample qu’à l’habitude. Une introduction instrumentale vient la mettre sur orbite avec énergie. L’alliance de la danse et du choral en mode mineur, c’est la conviction faite musique qu’on triomphera des souffrances de la vie.

Christian Leblé

La présentation complète de chaque cantate jouée dans ce cycle au temple du Foyer de l’Âme est accessible sur le site Les Cantates

Festival Marin Marais

Vendredi 11 octobre – 20h

J.S. Bach ou « l’arrangeur arrangé »
sonate en trio

Yun Kim et François Fernandez – violons

Claire Giardelli – violoncelle

Samedi 12 octobre – 18h

« Les miracles de Compostelle »

fantaisie musicale, médiévale et familiale

Ensemble Obsidienne :

Direction : Emmanuel Bonnardot

Florence Jacquemart – chant, flûtes, cornemuses

Hélène Moreau – chant, psaltérion, percussions

Emmanuel Bonnardot– chant, vièles, rebec, citole, crwth

Pierre Tessier – chant, récital

Vendredi 18 octobre – 20h

« O amor »
Petits motets à voix d’hommes

Danièlis, Charpentier, de Brossard, Clérabault

Ensemble Danielis :
Paul Figuier – dessus
Paco Garcia– taille
Renaud Brès – basse
Salomé Gasselin – viole de gambe
François Gallon – basse de violon
Jeanne Jourquin – orgue

Samedi 19 octobre – 18h

« Zefiro Torna »
Monteverdi, Falconieri, Frescobaldi, Cazzati, Strozzi…

Ensemble Cronexos :
Barbara Kusa – chant
Eva Godard – cornet à bouquin
Federico Yacubsohn – viole de gambe
Nicolas Desprez – orgue et clavecin

Adhésion 2019 : 10 € au 1er concert servant de «pass» pour tous les concerts, puis libre participation.

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