Les concerts du mois – Octobre 2020

Au programme ce mois-ci :

Cantate virtuelle & Festival Marin Marais

Les Cantates ont suspendu leur cycle depuis avril dernier.

Les concerts devraient reprendre à partir du 6 décembre 2020, 1er dimanche de l’Avent.

En attendant, voici un écho du concert donné le 4 octobre 2015, en ouverture de la dix-septième saison des Cantates au Temple du Foyer de l’Âme. Il s’agit de l’étrange Cantate BWV 35 “Geist und Seele wird verwirret”.

Sa musique est entièrement reprise de concertos disparus et Bach a choisi de n’associer à cet orgue virtuose qu’une voix, l’alto, appuyés par une poignée d’instrumentistes. C’est un festival, que nous sommes heureux de vous offrir à nouveau ! Surtout que le concert s’était conclu par une magistrale Toccata…

Vous trouverez également en PDF le programme complet de la cantate.

Bonne écoute !

Les Cantates

Dimanche 4 octobre 2015

Cantate BWV 35 “Geist und Seele wird verwirret”

(Toccata et fugue en ré mineur BWV 565)

Avec l’aimable autorisation des musiciens

Christophe Laporte – alto

Christopher Palameta, Nathalie Petibon – hautbois
Nicolas André – taille de hautbois
Josep Casadellà Cunillera – basson
Mika Akiha, Hélène Lacroix – violons
Michel Renard – alto
Hendrike Ter Brugge – violoncelle
Benjamin Alard – clavecin
Frédéric Rivoal – orgue et coordination artistique

Sébastien Cadet, Sylvain Tardivo – souffleurs

Exécutée à Leipzig le 8 septembre 1726, pour le douzième dimanche après la Trinité, la cantate Geist und Seele wird verwirret est un étrange objet musical. Il a été assemblé pour l’occasion à partir d’œuvres instrumentales antérieures, sur lesquelles furent posées des paroles. Il s’agissait de concertos, dont l’orgue reprend dans la cantate les parties solistes. Loin d’être entièrement camouflée, cette origine est au contraire exceptionnellement visible : c’est la seule cantate de Bach dans laquelle les deux parties s’ouvrent chacune par un mouvement orchestral.

Est-ce parce que l’orgue se retrouvait dans cette inhabituelle position proéminente que Bach a choisi de n’avoir qu’un chanteur soliste ? L’homogénéité du matériau instrumental trouve en tout cas une sorte de pendant dans celle du chant. Orgue seul/alto seul, tel est le caractère de cette œuvre sans chœur ni choral, une véritable cantate au sens italien du terme.

À l’écoute, on se convainc très facile- ment que les deux premiers mouvements pourraient être issus d’un même concerto. Le rondo initial (marqué «concerto» par Bach dans sa partition) est puissant et brillant, l’orgue tour- noyant, les cordes et les trois hautbois équilibrant sa présence. L’air qui suit est une sicilienne lentement balancée. Aucune aspérité ne vient contrarier l’enchaînement.

L’évangile du jour relate l’épisode dans lequel le Christ guérit un sourd-muet (Marc, 7. 31-37). On peut dire que, d’un bout à l’autre de cette cantate, orgue

et soliste vocal rivalisent d’ornements. Seul le caractère change : ferveur, puis confiance en conclusion de la première partie, allégresse enfin dans le dernier air.

Les deux récitatifs sont probablement les seules parties de musique que Bach a composées à l’époque de l’exécution. On peut imaginer que le deuxième air soit l’adaptation d’une sonate : l’organiste se partage entre le continuo à la main gauche et une partie soliste à la main droite.
La sinfonia qui ouvre la deuxième partie pourrait être le dernier mouvement
du concerto déjà entamé. Le dernier
air ressemble, lui aussi, à un final de concerto, un autre, peut-être pour violon… il apporte au dernier moment une tonalité complètement imprévue, do majeur, preuve supplémentaire de cette juxtaposition générale.
Derrière le discours théologique de Bach, appelant à la foi par delà les souffrances terrestres, courent pour nous, auditeurs d’aujourd’hui, les ombres de toutes ces œuvres jamais retrouvées.

Christian Leblé

http://www.lescantates.org/

Festival Marin Marais

Vendredi 9 octobre – 20h

Trésors baroques
Musique de C. Monteverdi, S. D’India, C. Cossoni,
J. B. Lully, F. Cavalli, A. Stradella

Ensemble Il Groviglio :
Marco Angioloni – ténor
Koji Yoda & Paul Monteiro – violons
Louise Pierrard – viole de gambe
Stéphane Fuget – clavecin

Samedi 10 octobre – 18h

Badineries
Œuvres de J-S Bach, Telemann, Vivaldi, Dall’Abaco

Ensemble Poséidon :
Arnaud Condé – flûte à bec, basson, direction musicale
Sebastijan Bereta – traverso
Akel Fares – violon
Juhyun Lee – violon
Youn-Young Kim – alto
Lena Torre – violoncelle
Nohora Muñoz – contrebasse
Nicolas Mackowiak – clavecin

Vendredi 16 octobre – 20h

Bartolomeo Fontana
de Venise à Saint-Jacques

Ensemble Salmanazar :
Imanol Iraola – baryton
Eva Godart – flûte et cornet à bouquin
Jeanne Dorche – viole de gambe
Benoît Bératto – violone
Nicolas Wattine – théorbe et guitare
Takahisa Aida – clavecin

Samedi 17 octobre – 18h

Louis de Caix d’Hervelois
extraits des cinq Livres de Pièces de violes

L’Ensemble Marin Marais :
Jean-Louis Charbonnier et Paul Rousseau – violes
Mauricio Buraglia – théorbe
Pierre Trocellier – clavecin

Adhésion 2020 : 10 € au 1er concert servant de «pass» pour tous les concerts, puis libre participation.

L’adhésion 10 euros, indispensable pour la première entrée, est valable pour l’ensemble des concerts et payable sur place le jour des concerts (chèque ou espèces) ou par correspondance avec votre nom, votre adresse, votre adresse électronique (joindre une enveloppe timbrée à votre adresse et chèque à l’ordre de ACH).

Sans réservation